Blanquette de poulet au Thermomix : recette facile et savoureuse

Blanquette de poulet au Thermomix : recette facile et savoureuse

User avatar placeholder
Rédigé par Elise

7 novembre 2025

La blanquette de veau, monument de la gastronomie française, se réinvente avec une agilité déconcertante dans la cuve de votre Thermomix. Nous vous proposons aujourd’hui sa cousine tout aussi savoureuse : la blanquette de poulet. Oubliez les longues heures de surveillance au coin du feu. Grâce à votre commis de cuisine préféré, ce plat familial par excellence devient un jeu d’enfant, une promesse de sauce onctueuse et de viande fondante qui viendra réconforter les palais des petits et des grands. Loin d’être une simple recette, c’est une invitation à redécouvrir un classique, à le maîtriser sans effort pour un résultat digne des meilleures tables. Suivez le guide, nous allons transformer votre cuisine en un bistrot parisien le temps d’un repas. Préparez-vous à bluffer vos convives avec une sauce veloutée, nappante et parfaitement équilibrée.

20 minutes

45 minutes

facile

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par la préparation des ingrédients, ce qu’on appelle la mise en place. Détaillez les escalopes de poulet en cubes réguliers d’environ 3 à 4 centimètres de côté. Salez, poivrez et réservez-les. Épluchez l’oignon et coupez-le en deux. Épluchez les carottes et taillez-les en rondelles d’environ un demi-centimètre d’épaisseur. Enfin, nettoyez délicatement les champignons et coupez-les en quatre.

Étape 2

Placez l’oignon coupé en deux dans le bol du Thermomix et mixez 5 secondes à la vitesse 5. N’oubliez pas de racler les parois du bol à l’aide de la spatule pour ramener l’oignon haché vers le centre. C’est le secret pour une cuisson homogène.

Étape 3

Ajoutez les 40 grammes de beurre et faites rissoler 3 minutes à 120°C (ou température Varoma pour le TM31) en vitesse 1. Pensez à retirer le gobelet doseur, cela permet à la vapeur de s’échapper et favorise une légère coloration qui donnera du goût.

Étape 4

Insérez le fouet dans le bol. Cet accessoire est essentiel pour mélanger délicatement sans abîmer les morceaux de viande. Ajoutez les cubes de poulet, les rondelles de carottes, le bouillon de volaille, la feuille de laurier et le brin de thym. Programmez la cuisson pour 20 minutes à 100°C, en sens inverse de rotation et à la vitesse cuillère.

Étape 5

Pendant que le poulet cuit tranquillement, préparez dans un petit bol la fameuse liaison : c’est le mélange crémeux qui va donner son onctuosité et son liant si caractéristiques à votre sauce. Pour cela, fouettez énergiquement le jaune d’œuf avec la crème fraîche et le jus de citron. Une fois le mélange lisse, réservez-le au frais.

Étape 6

À la fin de la cuisson du poulet, il faut séparer les solides du liquide. Filtrez le contenu du bol à l’aide du panier cuisson ou d’une passoire fine pour isoler la garniture (poulet et carottes) du bouillon de cuisson. Conservez la garniture au chaud dans un plat de service et gardez précieusement chaque goutte de ce bouillon parfumé. Pensez à retirer la feuille de laurier et le brin de thym.

Étape 7

Sans même avoir besoin de nettoyer le bol, versez-y les 40 grammes de farine. Ajoutez ensuite le bouillon de cuisson chaud que vous venez de récupérer (il devrait en rester environ 400 à 500 grammes) et mélangez vivement 10 secondes à la vitesse 7. Ce coup de fouet initial est primordial pour éviter la formation de grumeaux.

Étape 8

Lancez maintenant la cuisson de votre sauce veloutée en programmant pour 8 minutes à 90°C, en vitesse 3. Vous verrez la sauce épaissir progressivement pour devenir nappante, comme un velours liquide. La magie opère.

Étape 9

Ajoutez les champignons de Paris coupés en quatre dans la sauce onctueuse et poursuivez la cuisson 5 minutes à 90°C, en sens inverse de rotation et à la vitesse cuillère. Cela permettra aux champignons de cuire tout en s’imprégnant des saveurs.

Étape 10

Voici l’étape la plus délicate, celle qui signe une sauce parfaite. Réglez la température sur 80°C et la vitesse sur 2. Versez très lentement, en un mince filet, le mélange crème-jaune d’œuf par l’orifice du couvercle. Laissez tourner 1 minute à cette température précise pour lier la sauce sans jamais la faire bouillir, ce qui ferait coaguler le jaune d’œuf et gâcherait la texture.

Étape 11

Le moment de vérité est arrivé. Goûtez votre sauce et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. La touche finale du chef : ajoutez une belle pincée de noix de muscade fraîchement râpée. Son parfum chaud et épicé est la signature d’une blanquette réussie.

Étape 12

Il ne vous reste plus qu’à napper généreusement les morceaux de poulet et les carottes que vous aviez réservés au chaud avec cette sauce divine. Mélangez délicatement l’ensemble et servez immédiatement, bien chaud, pour le plus grand plaisir de vos convives.

Elise

Mon astuce de chef

Pour une blanquette encore plus savoureuse et une viande incroyablement fondante, troquez les escalopes de poulet contre des hauts de cuisse désossés et sans peau. Leur chair, légèrement plus grasse, supporte mieux la cuisson longue et apporte un goût plus prononcé au plat. Mon autre conseil de chef concerne la liaison : ne faites jamais, au grand jamais, bouillir votre sauce une fois que le mélange jaune d’œuf-crème a été incorporé. Une température supérieure à 85°C transformerait votre velouté onctueux en une sauce aux œufs brouillés. La patience à cette étape est la clé d’une blanquette inoubliable.

Quel vin pour sublimer votre blanquette ?

La blanquette de poulet, avec sa sauce crémeuse et délicate, appelle un vin blanc qui saura équilibrer sa richesse sans l’écraser. L’accord parfait se trouve souvent en Bourgogne. Optez pour un Chardonnay vif et minéral comme un Mâcon-Villages, un Saint-Véran ou, pour les grandes occasions, un Rully. Leurs notes de beurre frais et de noisette feront écho à la sauce.

Une autre piste très intéressante nous mène dans la vallée de la Loire. Un Vouvray sec, issu du cépage chenin, apportera une tension et une acidité rafraîchissante qui trancheront avec l’onctuosité du plat. Enfin, un Sancerre, avec ses arômes d’agrumes et sa droiture, nettoiera le palais et préparera à la bouchée suivante. Servez le vin frais, mais non glacé, autour de 10-12°C.

La blanquette, une histoire de tradition française

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la blanquette n’est pas un plat si ancien. Ses premières mentions écrites datent du 18ème siècle. Son nom vient tout simplement de la couleur « blanche » de sa sauce et de sa viande, qui est pochée et non rôtie ou braisée. C’est l’archétype du plat mijoté bourgeois, un plat de récupération à l’origine, où l’on utilisait les restes d’un rôti de veau.

Aujourd’hui, elle est devenue un pilier de la cuisine familiale, un plat réconfortant qui se transmet de génération en génération. La technique de sa sauce, un velouté lié au jaune d’œuf et à la crème, est une des bases fondamentales de la cuisine française classique. La maîtriser, c’est toucher du doigt l’âme de notre patrimoine culinaire.

Imprimer

Elise

Laisser un commentaire