Loin des sentiers battus de la traditionnelle bolognaise, nous vous convions aujourd’hui à une réinterprétation audacieuse d’un monument de la gastronomie italienne. Imaginez la douceur fondante du poireau, la tendresse d’un poulet fermier délicatement effiloché, le tout enlacé dans une onctueuse béchamel maison et gratiné à la perfection. Ces lasagnes au poulet et aux poireaux sont bien plus qu’une simple variante, c’est une promesse de réconfort et de gourmandise, un plat familial par excellence qui saura réchauffer les cœurs et les papilles. Enfilez votre tablier, nous partons pour un voyage culinaire où la simplicité rime avec l’élégance. Suivez le guide, je vous dévoile tous les secrets pour réussir ce plat à la perfection, comme un véritable chef.
35 minutes
40 minutes
moyen
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commençons par la garniture, le cœur de nos lasagnes. Lavez méticuleusement vos poireaux en les fendant en deux dans la longueur pour bien retirer toute la terre qui pourrait se cacher entre les feuilles. Émincez-les ensuite finement. Pelez et ciselez l’oignon et l’ail. Dans une grande sauteuse, faites chauffer l’huile d’olive à feu moyen et faites-y revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il devienne translucide, c’est-à-dire légèrement transparent. Ajoutez alors les poireaux et laissez-les compoter doucement pendant environ 15 minutes. Ils doivent devenir très fondants.
Étape 2
Pendant que les poireaux cuisent, occupons-nous du poulet. Faites-le pocher (pocher : c’est cuire un aliment en le plongeant dans un liquide frémissant, juste en dessous du point d’ébullition) dans le bouillon de volaille avec le thym et la feuille de laurier pendant 15 minutes. Une fois cuit, égouttez-le en conservant précieusement le bouillon de cuisson, il nous servira plus tard. Laissez le poulet tiédir quelques instants avant de l’effilocher à l’aide de deux fourchettes. Cette technique permet d’obtenir une texture parfaite qui se mariera à merveille avec les poireaux.
Étape 3
Ajoutez le poulet effiloché et l’ail ciselé dans la sauteuse avec les poireaux. Mélangez bien et laissez cuire 2 minutes. C’est le moment de déglacer (déglacer : c’est verser un liquide, ici le vin blanc, dans un récipient de cuisson chaud pour dissoudre les sucs caramélisés au fond) avec le vin blanc. Grattez bien le fond de la sauteuse avec une spatule en bois pour récupérer toutes les saveurs. Laissez l’alcool s’évaporer presque complètement, puis versez une louche du bouillon de cuisson du poulet. Salez, poivrez et laissez mijoter à feu doux le temps de préparer la sauce.
Étape 4
Passons à la sauce béchamel, la colonne vertébrale de nos lasagnes. Dans une casserole à fond épais, faites fondre le beurre à feu doux. Une fois fondu, ajoutez la farine en une seule fois et mélangez vivement avec un fouet pendant une minute. Vous venez de réaliser un roux blanc (roux blanc : c’est un mélange de beurre et de farine à parts égales, cuit brièvement, qui sert de base pour lier les sauces). Versez ensuite le lait froid progressivement, sans jamais cesser de fouetter énergiquement pour éviter la formation de grumeaux. Votre patience sera récompensée par une sauce lisse et soyeuse.
Étape 5
Continuez la cuisson de la béchamel à feu moyen, toujours en remuant, jusqu’à ce qu’elle épaississe et nappe la cuillère (napper la cuillère : la sauce doit être assez épaisse pour recouvrir le dos d’une cuillère d’une couche uniforme). Retirez du feu, puis incorporez la moitié du gruyère râpé, le parmesan, une pincée de sel, du poivre et quelques généreux coups de râpe de noix de muscade fraîche. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Une bonne béchamel doit être parfaitement assaisonnée.
Étape 6
Le moment le plus amusant est arrivé : l’assemblage. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Nappez le fond de votre plat à gratin d’une fine couche de béchamel. Déposez une première couche de feuilles de lasagnes. Recouvrez d’un tiers de la garniture poulet-poireaux, puis d’un quart de la béchamel restante. Répétez l’opération deux fois en terminant par une couche de feuilles de lasagnes.
Étape 7
Versez le reste de la sauce béchamel sur la dernière couche de pâtes, en veillant à bien couvrir toute la surface. C’est ce qui empêchera les pâtes du dessus de sécher. Saupoudrez généreusement avec le reste du gruyère râpé. Enfournez pour 30 à 40 minutes de cuisson. Les lasagnes sont prêtes lorsque le dessus est joliment doré et que la sauce bouillonne sur les côtés. Laissez-vous guider par la couleur et l’odeur alléchante qui embaumera votre cuisine.
Mon astuce de chef
Le secret d’une découpe parfaite réside dans la patience. Une fois sorties du four, laissez impérativement vos lasagnes reposer pendant au moins 10 à 15 minutes avant de les servir. Ce temps de repos permet à la garniture et aux sauces de se raffermir légèrement, vous garantissant ainsi des parts nettes qui ne s’effondreront pas dans l’assiette. C’est le détail qui transforme un bon plat maison en une présentation digne d’un restaurant.
Accords mets et vins : que boire avec vos lasagnes blanches ?
Pour sublimer la douceur des poireaux et la délicatesse du poulet, un vin blanc sec et aromatique est de mise. Orientez-vous vers la Vallée de la Loire avec un Pouilly-Fumé ou un Sancerre, dont les notes d’agrumes et la minéralité apporteront une belle fraîcheur. Si vous préférez les vins plus ronds, un Chardonnay de Bourgogne, comme un Mâcon-Villages ou un Saint-Véran, offrira avec ses arômes de beurre frais et de fruits à chair blanche un mariage harmonieux et gourmand avec l’onctuosité de la béchamel.
Si les lasagnes à la bolognaise sont l’emblème de la région d’Émilie-Romagne en Italie, cette version ‘blanche’ ou ‘in bianco’ est une adaptation plus libre, très populaire dans la cuisine familiale française. Elle permet une infinité de déclinaisons créatives en remplaçant la sauce tomate par une base de béchamel ou de crème. La combinaison poulet-poireaux est un classique de la bistronomie française, réputée pour son équilibre parfait entre le fondant du légume et la texture de la volaille. En réalisant cette recette, vous ne faites pas que cuisiner, vous vous appropriez un classique pour en écrire une nouvelle page, plus personnelle et tout aussi savoureuse.
- Cette pratique de restaurateurs gonfle l’addition de certains clients de 10 euros : « C’est de l’abus de faiblesse - 4 décembre 2025
- Noël approche ! 100 idées recettes pour anticiper dès maintenant votre menu - 4 décembre 2025
- Pas besoin de l’éplucher : cette petite courge au goût de châtaigne est idéale à farcir - 4 décembre 2025





