Plongez au cœur de la Bretagne avec une recette qui sent bon le beurre salé et les souvenirs d’enfance : le far breton à l’ancienne. Loin des pâtisseries sophistiquées, ce dessert rustique est un véritable monument de la gastronomie locale, un concentré de réconfort qui se transmet de génération en génération. Son nom, issu du latin far, qui signifie froment, nous rappelle ses origines modestes, celles d’une simple bouillie de blé qui a su, au fil des siècles, se transformer en un flan dense et savoureux. La grande querelle qui anime encore les tablées bretonnes, « avec ou sans pruneaux ? », trouve ici sa réponse la plus traditionnelle. Car si le far nature est délicieux, c’est bien l’ajout de ces fruits moelleux, héritage du commerce maritime, qui lui confère son caractère unique et sa gourmandise inégalée. Ensemble, nous allons réaliser pas à pas ce classique indémodable, en quête de cette texture parfaite, à la fois ferme, fondante et délicieusement caramélisée sur les bords.
20 minutes
50 minutes
facile
€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par une étape cruciale qui fera toute la différence : la réhydratation des pruneaux. Placez-les dans un bol et couvrez-les d’eau tiède ou, pour plus de saveur, de thé noir léger. Laissez-les gonfler paisiblement pendant une trentaine de minutes. Si vous aimez les arômes plus corsés, vous pouvez ajouter le rhum ambré directement dans l’eau de trempage. Cette opération simple permet aux fruits de devenir incroyablement tendres et juteux à la cuisson.
Étape 2
Pendant que les pruneaux se prélassent, préparez leur futur écrin. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Prenez votre plat, de préférence en terre cuite pour une cuisson douce et homogène, et beurrez-le très généreusement avec environ 25 grammes de beurre demi-sel. N’oubliez aucun recoin ! Saupoudrez ensuite une cuillère à soupe de sucre sur toute la surface beurrée. Cette technique, appelée chemiser, va créer une délicieuse croûte caramélisée et empêcher le far d’attacher. C’est le secret d’un far réussi.
Étape 3
Dans un grand saladier, versez la farine, le sucre en poudre et la pincée de sel. Mélangez ces poudres avec votre fouet pour bien les aérer. Creusez un puits au centre, comme un petit volcan, et cassez-y les œufs un par un. Commencez à fouetter doucement depuis le centre, en incorporant la farine petit à petit. Allez-y tranquillement pour éviter la formation de grumeaux. Vous devez obtenir une pâte épaisse et lisse, un peu comme une pâte à crêpes très consistante.
Étape 4
Faites fondre le reste du beurre demi-sel (25 grammes) dans une petite casserole à feu très doux. Laissez-le tiédir quelques instants. Versez maintenant le lait entier progressivement sur votre pâte, tout en continuant de fouetter énergiquement. Votre pâte va se fluidifier. Une fois que tout le lait est incorporé et que l’appareil est bien homogène, ajoutez l’extrait de vanille, le rhum (si vous ne l’avez pas mis avec les pruneaux) et enfin le beurre fondu tiède. Un dernier coup de fouet et votre pâte est prête.
Étape 5
Égouttez soigneusement les pruneaux et répartissez-les harmonieusement au fond de votre plat chemisé. Ne les serrez pas trop, laissez-leur un peu d’espace. Versez ensuite délicatement la pâte liquide par-dessus. Les pruneaux vont peut-être bouger un peu, c’est tout à fait normal. Certains flotteront, d’autres resteront au fond, créant une répartition gourmande à la dégustation.
Étape 6
Enfournez votre plat sur une grille à mi-hauteur et laissez cuire pendant 45 à 50 minutes. Le far est cuit lorsqu’il est bien doré sur le dessus et que les bords se détachent légèrement du plat. Il va gonfler comme un soufflé à la cuisson, c’est un spectacle magnifique, mais ne vous inquiétez pas, il retombera légèrement en refroidissant, c’est sa nature. Pour vérifier la cuisson à cœur, plantez la lame d’un couteau au centre : elle doit ressortir propre.
Étape 7
Une fois la cuisson terminée, sortez le far du four et laissez-le tiédir sur une grille. C’est une étape importante car les arômes vont finir de se développer et la texture va se raffermir. Ne le servez jamais brûlant, vous passeriez à côté de ses subtilités. Il est absolument divin tiède, mais se déguste aussi très bien à température ambiante le lendemain.
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Car si le far nature est délicieux, c’est bien l’ajout de ces fruits moelleux, héritage du commerce maritime, qui lui confère son caractère unique et sa gourmandise inégalée. Ensemble, nous allons réaliser pas à pas ce classique indémodable, en quête de cette texture parfaite, à la fois ferme, fondante et délicieusement caramélisée sur les bords. », « prepTime »: « PT20M », « cookTime »: « PT50M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 125 grammes farine de blé type 45 ou 55 », « 100 grammes sucre en poudre », « 3 œufs entiers de poules élevées en plein air », « 50 cl lait entier », « 50 grammes beurre demi-sel », « 150 grammes pruneaux d’Agen dénoyautés », « 2 cuillères à soupe rhum ambré », « 1 cuillère à café extrait de vanille liquide », « 1 pincée de sel fin » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par une étape cruciale qui fera toute la différence : la réhydratation des pruneaux. Placez-les dans un bol et couvrez-les d’eau tiède ou, pour plus de saveur, de thé noir léger. Laissez-les gonfler paisiblement pendant une trentaine de minutes. Si vous aimez les arômes plus corsés, vous pouvez ajouter le rhum ambré directement dans l’eau de trempage. Cette opération simple permet aux fruits de devenir incroyablement tendres et juteux à la cuisson. », « Pendant que les pruneaux se prélassent, préparez leur futur écrin. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Prenez votre plat, de préférence en terre cuite pour une cuisson douce et homogène, et beurrez-le très généreusement avec environ 25 grammes de beurre demi-sel. N’oubliez aucun recoin ! Saupoudrez ensuite une cuillère à soupe de sucre sur toute la surface beurrée. Cette technique, appelée chemiser, va créer une délicieuse croûte caramélisée et empêcher le far d’attacher. C’est le secret d’un far réussi. », « Dans un grand saladier, versez la farine, le sucre en poudre et la pincée de sel. Mélangez ces poudres avec votre fouet pour bien les aérer. Creusez un puits au centre, comme un petit volcan, et cassez-y les œufs un par un. Commencez à fouetter doucement depuis le centre, en incorporant la farine petit à petit. Allez-y tranquillement pour éviter la formation de grumeaux. Vous devez obtenir une pâte épaisse et lisse, un peu comme une pâte à crêpes très consistante. », « Faites fondre le reste du beurre demi-sel (25 grammes) dans une petite casserole à feu très doux. Laissez-le tiédir quelques instants. Versez maintenant le lait entier progressivement sur votre pâte, tout en continuant de fouetter énergiquement. Votre pâte va se fluidifier. Une fois que tout le lait est incorporé et que l’appareil est bien homogène, ajoutez l’extrait de vanille, le rhum (si vous ne l’avez pas mis avec les pruneaux) et enfin le beurre fondu tiède. Un dernier coup de fouet et votre pâte est prête. », « Égouttez soigneusement les pruneaux et répartissez-les harmonieusement au fond de votre plat chemisé. Ne les serrez pas trop, laissez-leur un peu d’espace. Versez ensuite délicatement la pâte liquide par-dessus. Les pruneaux vont peut-être bouger un peu, c’est tout à fait normal. Certains flotteront, d’autres resteront au fond, créant une répartition gourmande à la dégustation. », « Enfournez votre plat sur une grille à mi-hauteur et laissez cuire pendant 45 à 50 minutes. Le far est cuit lorsqu’il est bien doré sur le dessus et que les bords se détachent légèrement du plat. Il va gonfler comme un soufflé à la cuisson, c’est un spectacle magnifique, mais ne vous inquiétez pas, il retombera légèrement en refroidissant, c’est sa nature. Pour vérifier la cuisson à cœur, plantez la lame d’un couteau au centre : elle doit ressortir propre. », « Une fois la cuisson terminée, sortez le far du four et laissez-le tiédir sur une grille. 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Mon conseil de chef pour une texture absolument parfaite est de préparer la pâte à l’avance. Une fois réalisée, couvrez votre saladier d’un film alimentaire et laissez la pâte reposer au réfrigérateur pendant au moins deux heures, voire une nuit entière. Ce temps de repos permet à l’amidon de la farine de bien gonfler et d’absorber le liquide. Résultat : un far encore plus fondant, plus homogène et aux saveurs plus profondes. Pensez simplement à lui redonner un petit coup de fouet avant de la verser dans le plat.
Quel nectar pour sublimer ce dessert breton ?
Pour rester dans la plus pure tradition, l’accord parfait est sans conteste un cidre brut artisanal de Bretagne. Ses fines bulles et sa légère acidité apporteront de la fraîcheur et viendront équilibrer la richesse et le côté sucré du far. Choisissez un cidre fermier, avec du caractère. Pour une alternative sans alcool, un jus de pomme artisanal non filtré sera également un excellent compagnon. Enfin, pour les amateurs de boissons chaudes, un café filtre léger ou un thé noir nature mettront en valeur les notes caramélisées du dessert sans masquer son goût authentique.
Le far breton, bien plus qu’un simple gâteau, est un pilier de l’identité culinaire de la Bretagne. À l’origine, il s’agissait d’une préparation salée, une sorte de bouillie de blé ou de sarrasin cuite dans un sac, qui accompagnait les viandes. Ce n’est qu’au cours du XIXe siècle qu’il se transforme en la version sucrée que nous connaissons, enrichie d’œufs, de sucre et de lait. L’ajout des pruneaux est plus tardif encore. Bien qu’ils viennent d’Agen, ils sont arrivés en Bretagne grâce aux marins qui en emportaient dans leurs cales pour leurs longues traversées, car ces fruits secs se conservaient très bien. Ils ont été adoptés par les Bretons et sont devenus si emblématiques de la recette que l’on imagine difficilement un far « à l’ancienne » sans eux.
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